Cette conférence a été co-organisée par le CLR Pays de la Loire et la FCPE Clemenceau à la Médiathèque Jacques Demy à Nantes..

Elle a débuté par une lecture , relecture à deux voix de la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat.

La République assure la liberté de conscience.

      Article 1 de la loi du 9 décembre 1905

La loi de 1905 précise l’esprit de la séparation des Églises et de l’État et fixe les règles d’application d’une disposition datant de novembre 1789 : il s’agit, pour mettre fin à des querelles nées d’une législation peu précise, de distinguer le pouvoir spirituel du pouvoir temporel…

… distinction souhaitée par le républicain chrétien Victor Hugo, qui affirme dès 1850 : Je veux l’État chez lui et l’Église chez elle.

De l’ancien régime à 2007, la cohabitation a toujours été difficile entre les Églises et l’État. La loi de 1905 n’est qu’un épisode de cette longue histoire, qu’un événement émergent.

La conférence évoque la législation de 1789 à 2015, et la naissance d’une loi encore contestée, les affrontements, les assauts, les résistances, les victoires et les défaites, les difficultés d’application, les incidents, les abandons, les reniements, les remises en cause, etc.

Qu’en reste-t-il aujourd’hui : le souvenir d’une querelle sans issue ? d’une bataille sans vainqueur ? d’une dramaturgie sans dénouement ?

Le débat est ouvert.

La conférence prend des allures de spectacle :

Dans le but de dédramatiser le propos, mais sans l’amputer de son sérieux, deux comédiens-conférenciers interprètent une petite « comédie récréative et éducative »à plusieurs voix : ils citent et interprètent les dits et les écrits des antagonistes –avant, pendant et après le vote de la loi- pour restituer dans leur dimension humaine les enjeux et les avatars de ce que Jaurèsnommait « la grande réforme de la Séparation, la plus grande qui ait été tentée dans notre pays depuis la Révolution française ».

A l’issue de la conférence, dans l’esprit de cette loi qui affirme dès son article 1 : 

La République assure la liberté de conscience…

Un débat est ouvert avec les spectateurs, appelés à participer.

      Concepteurs et comédiens : Thierry Maillard et Lucien Seroux

Elle a été suivie par une intervention de Eddy Khaldy , Président National des DDEN sur la « nécessité de la laïcité »

À l’agitation qui entoure, aujourd’hui, l’alibi de la gestion de la place de l’Islam et son contrôle dans la République répond les dernières grandes manœuvres pour conforter le remariage de l’État avec quelques confessions reconnues dans un nouveau concordat implicite. Notre Constitution ne reconnait que des citoyens égaux et non des cultes. Aucune discrimination ne peut justifier des droits afférents à sa religion revendiquée ou présupposée. Toucher à la loi du 9 décembre 1905 pour financer et contrôler des religions, c’est la fin de la SEPARATION et par voie de conséquence une atteinte de l’État à la LIBERTE DE CONSCIENCE DE TOUS LES CITOYENS